L'agriculture, un atout stratégique
L'escalade des tensions commerciales entre les États-Unis et le Canada nécessite un « grand compromis » durable qui place l'agriculture au cœur d'une réinitialisation économique bilatérale plus large plutôt que de la traiter comme un sujet récurrent, écrivent Larry Martin et Zana Kruja. La gestion des risques liés à la production, l'accès sécurisé à la potasse canadienne, la réforme de la gestion de l'offre de produits laitiers et de volaille au Canada parallèlement à l'ouverture progressive du marché américain, et une harmonisation plus poussée des systèmes d'approbation et d'inspection des aliments sont nécessaires pour réduire les coûts, stabiliser les prix et renforcer la sécurité alimentaire et la résilience des deux côtés de la frontière, écrivent-ils. L'agriculture est un atout stratégique lié à la sécurité alimentaire, à la sécurité nationale et à la résilience économique, écrivent-ils, avertissant qu'aucun des deux pays ne peut se permettre de traiter son partenaire agricole le plus proche comme autre chose qu'une pierre angulaire dans une économie mondiale de plus en plus volatile.
