Un rapport révèle que les collectivités rurales n’ont pas accès à des services fédéraux essentiels
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Dans un récent rapport préparé pour le Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires (OGGO), le directeur parlementaire du budget (DPB) a constaté que de nombreuses collectivités rurales du pays n’ont pas accès à des services fédéraux de base.
Publié le 12 mai, le rapport du DPB analyse l’utilisation et les coûts d’exploitation de Postes Canada et de Service Canada dans les régions urbaines et rurales. Il conclut que près d’une région rurale sur quatre ne dispose d’aucun point de service de Service Canada. Le DPB a également constaté qu’un Canadien rural sur trois doit parcourir plus de cinq kilomètres pour accéder à un bureau de poste.
Service Canada peine à combler les lacunes en milieu rural
Service Canada fournit directement de nombreux services à la population canadienne. Au cours de l’exercice financier 2024-2025, l’organisme a traité 11,8 millions de demandes de services en personne dans ses 584 points de service.
« Bien que les circonscriptions rurales disposent d’un plus grand nombre de points de service par habitant, ces sites doivent desservir une population plus dispersée, ce qui signifie que certains résidents ruraux doivent tout de même parcourir de longues distances pour s’y rendre », indique le rapport.
Les régions urbaines bénéficient également d’un accès à des services plus complets, notamment un délai de traitement des passeports de dix jours.
Les collectivités rurales sont aussi plus susceptibles d’être desservies par des sites de services itinérants planifiés, qui n’offrent des services que pour une période limitée. Près de la moitié de toutes les circonscriptions rurales n’ont soit aucun accès à un bureau de Service Canada, soit seulement accès à un site de services itinérants.
Accès limité aux bureaux de poste
Grâce à ses services de livraison de lettres et de colis vers des boîtes postales individuelles ou communautaires, Postes Canada facilite l’accès à plusieurs services gouvernementaux à distance, notamment les demandes de passeport par la poste ou l’envoi d’avis gouvernementaux.
Bien que la société d’État respecte actuellement l’ensemble des obligations de sa charte de services, les résidents des régions rurales doivent généralement parcourir une plus grande distance que les résidents urbains pour accéder à un comptoir postal.
Selon le rapport : « 95 % des Canadiens vivant en milieu urbain résident à moins de cinq kilomètres du bureau de poste le plus proche, comparativement à 63 % des Canadiens vivant en milieu rural. »
Le courrier rural parmi les plus coûteux à livrer
À l’unité, les boîtes postales rurales et les livraisons porte-à-porte — courantes dans les régions rurales — figurent parmi les modes de livraison les plus coûteux, ce qui rend les services postaux ruraux particulièrement onéreux à exploiter et à maintenir.
Malgré ces coûts, ces services demeurent essentiels pour les résidents ruraux. Bien que les bureaux de poste ruraux ne desservent qu’environ 6 millions de Canadiens (16,1 % de la population), ils représentent une part disproportionnée du volume de colis, puisque près du tiers de tous les colis sont livrés dans des régions rurales.
Les normes de livraison demeurent solides dans l’ensemble du pays
Le rapport conclut que les normes de livraison sont généralement respectées au même taux dans les régions urbaines et rurales.
Toutefois, alors que les normes de livraison du courrier postal sont uniformes partout au pays, celles concernant les colis diffèrent entre les régions urbaines et rurales en raison de l’éloignement des centres de traitement.
Dans les régions éloignées, les délais de livraison standards peuvent être jusqu’à six jours plus longs pour les envois locaux et quatre jours plus longs pour les envois nationaux comparativement aux régions urbaines disposant d’une installation de traitement.
