Le plafond du capital de croissance agroalimentaire du Canada doit être supprimé : rapport de la RBC

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Le paysage des jeunes entreprises agroalimentaires canadiennes présente « une opportunité d'investissement de 13 milliards $ », mais le secteur reste « sous-capitalisé par les fonds de croissance nationaux », selon un nouveau rapport de la RBC intitulé « Semer l’expansion : répondre au déficit de capital de croissance de l’agroalimentaire canadien. »

Le rapport, rédigé par Lisa Ashton, indique que le secteur ne représente que 2  % du capital de croissance fédéral et environ 4  % du total des investissements de croissance au cours des cinq dernières années. Le rapport constate que, bien que les entreprises nationales aient attiré environ 10,5 milliards $ entre 2015 et 2021, « les investissements de croissance dans l'agroalimentaire canadien sont inférieurs à ce qu'ils étaient il y a dix ans », le nombre et la valeur des transactions étant en baisse.

La fragmentation des fonds nationaux et la faiblesse des réserves de capitaux font que de nombreuses entreprises ont du mal à lever plus de 15 millions $ et « recherchent souvent des capitaux à l'étranger » à mesure qu'elles se développent. Mme Ashton note que les programmes gouvernementaux ne répondent souvent pas aux besoins de développement du secteur agroalimentaire et suggère que des initiatives telles que l'Initiative de capital de risque et de croissance de 1 milliard $ prévue dans le budget fédéral 2025 pourraient « établir des voies agroalimentaires avec des outils adaptés » afin de mieux aligner les investissements sur les avantages stratégiques du Canada.

Le rapport souligne que sans changements stratégiques, le Canada risque de « limiter le potentiel de croissance du secteur agroalimentaire » et de perdre ses talents et son innovation au profit d'autres pays.

« Le Canada est en pleine phase de construction. Son ambition d'attirer 1 000 milliards $ d'investissements au cours des cinq prochaines années pour stimuler la croissance du pays est un signal fort. Pour mobiliser ces investissements, il est essentiel de mettre les infrastructures, la croissance et les fonds de capital-risque existants du Canada au service de secteurs à fort potentiel de croissance, tels que les industries agroalimentaires », écrit M. Ashton.


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