Un accès accru aux travailleurs étrangers temporaires en milieu rural est nécessaire : Restaurants Canada
Restaurants Canada demande aux provinces et territoires de solliciter une augmentation temporaire de l’accès au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) pour les régions rurales, invoquant des pénuries persistantes de main-d’œuvre dans le secteur de la restauration.
Les changements au PTET entrés en vigueur le 1er avril permettent aux employeurs des régions rurales admissibles dans les provinces et territoires participants d’embaucher jusqu’à 15 % de leur main-d’œuvre à bas salaire via le programme, contre un plafond habituel de 10 %. Cette mesure est temporaire et restera en vigueur jusqu’au 31 mars 2027, mais les provinces doivent d’abord soumettre des demandes officielles à Ottawa avant que les employeurs puissent présenter des demandes.
Le vice-président des affaires fédérales de Restaurants Canada, Matt Triemstra, a indiqué que le secteur fait face à environ 70 000 postes vacants à l’échelle nationale, dont beaucoup en dehors des grands centres urbains.
« Il n’existe tout simplement pas suffisamment de main-d’œuvre locale pour faire fonctionner un restaurant dans certaines régions », a-t-il précisé.
M. Triemstra a expliqué que le vieillissement de la population et le départ des jeunes vers les centres urbains pour les études ou l’emploi ont réduit la disponibilité de la main-d’œuvre dans les communautés rurales. Il a ajouté que les restaurants ont souvent besoin de travailleurs spécialisés comme des chefs, des cuisiniers et du personnel de nuit.
« Nous employons bien sûr un grand nombre de jeunes… mais parfois, les jeunes ne peuvent pas faire de quarts de nuit ou ne sont pas formés comme cuisiniers », a-t-il souligné.
M. Triemstra a précisé que la Nouvelle-Écosse a approuvé la hausse, tandis que le Québec l’a refusée. Il a ajouté que les employeurs préfèrent toujours embaucher localement lorsque c’est possible, mais que « les restaurants en milieu rural font face à de graves pénuries de main-d’œuvre et nous avons besoin de travailleurs maintenant ».
