Les communautés rurales au cœur de l’avenir économique du Canada, affirme Argitis lors d’un sommet des Premières Nations
Les communautés rurales sont essentielles à l’avenir économique du Canada, et il est dans l’intérêt des Canadiens, des entreprises, des gouvernements et des Premières Nations de voir ces régions prospérer, affirme Theo Argitis, vice-président du Conseil canadien des affaires.
« Lorsqu'on examine les secteurs qui compteront le plus dans une économie plus résiliente et autonome — les ressources naturelles, l’agriculture, l’énergie, la production alimentaire, les minéraux critiques et les énergies renouvelables — bon nombre d’entre eux sont ancrés dans les régions rurales et éloignées du pays », a déclaré Argitis dans le cadre d'une allocution au Sommet économique et d’infrastructure de l’Assemblée des Premières Nations, le 7 mars.
S’adressant à des chefs, des dirigeants d’entreprises et des décideurs politiques, Argitis a présenté les régions rurales et éloignées comme essentielles à la résilience économique à long terme du pays, en particulier à l'heure où l’instabilité mondiale redéfinit les priorités nationales. Il a indiqué que l’économie mondiale est entrée dans une période d’incertitude accrue, marquée par des « pandémies, des perturbations des chaînes d’approvisionnement, des rivalités géopolitiques, des chocs énergétiques et une polarisation politique croissante ».
Selon lui, l’incertitude est l’enjeu déterminant de notre époque. En conséquence, les gouvernements réagissent en priorisant la résilience économique et l’autosuffisance. Dans ce contexte, le Canada rural gagne en importance. « Le Canada rural est au centre de la transformation économique actuellement en cours », a-t-il affirmé.
Argitis a directement lié ce virage économique au partenariat économique avec les peuples autochtones.
« Bon nombre des régions qui compteront le plus pour l’avenir économique du Canada… sont aussi des territoires où les Premières Nations détiennent des droits, assurent la gestion des terres et deviennent de plus en plus des partenaires économiques », a-t-il déclaré.
La propriété autochtone, un « avantage concurrentiel potentiel »
« Aujourd’hui, nous voyons les Premières Nations devenir propriétaires, investisseurs et partenaires dans des projets — de l’infrastructure énergétique au développement des ressources naturelles », a affirmé Argitis. « La participation en capital des Autochtones devient l’un des développements les plus importants du paysage économique canadien. »
Le Conseil canadien des affaires, a-t-il ajouté, considère cela comme un avantage stratégique. « La propriété autochtone représente un avantage concurrentiel potentiel pour le pays — un levier qui peut favoriser les investissements tout en veillant à ce que les retombées économiques soient partagées avec les communautés où les projets sont situés. »
Il a toutefois prévenu que les cadres politiques n’ont pas suivi le rythme de ces changements. « À l’heure actuelle, trop souvent, les régions rurales demeurent sous-évaluées dans les discussions de politiques nationales », a-t-il fait valoir, en soulignant des lacunes en matière d’infrastructures, de logement, de transport et de connectivité numérique.
« Nous avons besoin de meilleures infrastructures. Nous avons besoin de réseaux de transport plus solides… Nous avons besoin d’une connectivité numérique qui permette aux entreprises et aux travailleurs d'agir efficacement dans les régions éloignées », a-t-il ajouté.
Il a également exhorté les gouvernements à considérer l’impact des politiques sur les régions dépendantes des ressources, affirmant que les stratégies énergétiques et climatiques « doivent toujours être conçues en tenant compte de leurs effets sur les communautés dont l’économie dépend fortement des secteurs des ressources ».
Argitis a conclu en soulignant que la croissance future du Canada sera stimulée en dehors des grands centres urbains. « Si nous voulons réussir dans cette nouvelle ère de changement, l’avenir ne sera pas construit à Ottawa, Toronto ou Montréal », a-t-il indiqué.
« Il sera construit dans des communautés à travers le pays — dans les régions rurales, dans les régions riches en ressources et dans les communautés autochtones qui sont au cœur de nombreuses opportunités économiques du Canada. »
