Le Canada connaît une « renaissance rurale » : Fournier
Le Canada connaît une « renaissance rurale » alors que la migration interne fait passer des dizaines de milliers de résidents des grandes zones métropolitaines vers des villes plus petites et des régions rurales, écrit Joseph Fournier, chercheur principal au Frontier Centre for Public Policy. Il s'agit d'une tendance accélérée par la pandémie et la crise du logement, écrit-il dans un éditorial. Il soutient que la pandémie a révélé la vulnérabilité du Canada, qui dépend trop des chaînes d'approvisionnement mondiales, soulignant qu'« un pays qui ne peut pas produire les biens essentiels ne peut pas protéger sa population. La souveraineté économique est une question de sécurité nationale ».
L'IA générative est en train de remodeler le marché du travail, rendant les métiers tels que la soudure, la tuyauterie et la construction de plus en plus essentiels, car « les emplois qui ont remplacé les métiers sont désormais parmi les plus vulnérables à l'automatisation ».
Les communautés rurales et de taille moyenne offrent des terrains abordables, des logements accessibles et de l'espace pour les industries à forte consommation d'énergie, tout en favorisant le capital social et la santé mentale, note-t-il.
Le Canada est confronté à un choix, écrit-il : « Il peut s'accrocher à un modèle centré sur les villes qui ne lui est plus utile, ou il peut embrasser l'avenir dispersé, résilient et productif qui se dessine déjà dans ses régions rurales. »
