Poilievre critique les tarifs douaniers et participe au balado de Joe Rogan dans le cadre d’une tournée américaine

Le chef du Parti conservateur, Pierre Poilievre, photographié lors du podcast de Joe Rogan. / CAPTURE D'ÉCRAN YOUTUBE

Lors d’une tournée aux États-Unis plus tôt ce mois-ci, qui l’a mené au Michigan, au Texas et à New York, le chef conservateur Pierre Poilievre a participé au populaire — et controversé — balado de Joe Rogan, affirmant s’en être servi pour dénoncer les tarifs douaniers et « défendre le Canada ».

S’exprimant devant la Bourse de New York, M. Poilievre a indiqué avoir eu une « excellente conversation » avec Rogan. Il a expliqué avoir choisi de participer au balado afin de défendre les intérêts du Canada, estimant qu’il n’existe pas de meilleure tribune pour maximiser le levier du pays à l’approche de la révision de l’ACEUM que le plus grand balado au monde.

« L’un de nos plus grands leviers pour défendre un commerce sans tarifs douaniers — et pour soutenir nos travailleurs des secteurs de l’automobile, de l’acier, de l’aluminium et du bois d’œuvre — est la bonne volonté du peuple américain », a-t-il fait valoir.

« J’ai utilisé ce balado pour plaider en faveur de l’élimination de ces tarifs, non seulement parce que c’est bénéfique pour les travailleurs canadiens, mais aussi parce que cela rendra la vie plus abordable pour les consommateurs américains », a ajouté M. Poilievre.

Une nation d’immigrants, une nation de lois

Au cours de l’entretien, M. Poilievre a rejeté les propos répétés du président américain Donald Trump suggérant que le Canada devienne le 51e État, tout en décrivant la relation canado-américaine comme une réussite qui mérite d’être réparée. Il a défendu les sables bitumineux du Canada contre les critiques environnementales, qualifiant les représentations négatives de « campagne de relations publiques dégoûtante ». Il a également rejeté les inquiétudes concernant le séparatisme albertain.

Joe Rogan et M. Poilievre ont aussi abordé la question de l’immigration, le chef conservateur affirmant que le Canada est « une nation d’immigrants, mais aussi une nation de lois ».

M. Poilievre n’a pas répondu directement aux questions concernant sa défaite électorale, préférant prédire que son parti remportera « massivement » la prochaine élection.

Sa tournée américaine s’est conclue par une allocution jeudi soir au Harvard Club à Manhattan, au cours de laquelle il a présenté sa vision globale des relations entre le Canada et les États-Unis. Il a soutenu que les deux pays devraient cesser de se considérer comme des rivaux économiques et plutôt rebâtir un partenariat plus étroit fondé sur le libre-échange, la sécurité commune et la force des ressources nord-américaines.

Il a reconnu que les tensions actuelles sont réelles, mais temporaires, et a affirmé que les deux pays devraient s’efforcer de réparer leur relation et de rétablir un libre-échange réciproque. Selon lui, ils identifient mal leur principal défi — les régimes autoritaires, en particulier l’influence économique croissante de la Chine.

M. Poilievre a proposé des mesures concrètes pour rétablir la relation commerciale, notamment la suppression des tarifs américains sur l’aluminium, l’automobile et le bois d’œuvre canadiens, la négociation d’un nouvel accord automobile et la relance du pipeline Keystone XL.

Lors de la discussion informelle, il a ajouté que la diversification des échanges est complémentaire, et non un substitut aux États-Unis, et a soutenu que le principal obstacle économique du Canada demeure les barrières internes qui empêchent la réalisation de projets.


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