Selon un nouveau rapport d’EDC, le fait d’accroître la capacité du Canada à produire de manière concurrentielle des produits sophistiqués et à forte intensité de connaissances pourrait générer entre 53 milliards et 98 milliards de dollars de PIB supplémentaire d’ici 2035, soit l’équivalent d’environ 2 500 dollars par personne. / PHOTO UNSPLASH
Le Canada pourrait ajouter jusqu’à 98 milliards $ à son économie d’ici 2035 en produisant et en exportant des biens plus sophistiqués, selon un nouveau rapport d’Exportation et développement Canada (EDC).
Le rapport, intitulé « Des ressources à la résilience : comment le Canada peut tirer davantage de valeur du commerce », soutient que le Canada doit aller au-delà de l’exportation de matières premières et miser davantage sur la transformation, la fabrication de pointe, l’innovation et les services à forte intensité de connaissances afin d’améliorer sa productivité et sa compétitivité.
« Tirer davantage de valeur du commerce représente l’une des plus grandes possibilités économiques pour le Canada, non seulement en ajoutant des milliards $ à notre PIB, mais aussi en renforçant nos capacités et en augmentant notre productivité », a déclaré la présidente et chef de la direction d’EDC, Alison Nankivell, dans un communiqué.
EDC estime qu’une augmentation de la complexité économique du Canada — soit sa capacité à produire de manière concurrentielle des biens sophistiqués à forte intensité de connaissances — pourrait générer entre 53 et 98 milliards $ supplémentaires de PIB d’ici 2035, ce qui équivaut à environ 2 500 $ par personne dans le scénario de croissance le plus élevé.
Le rapport souligne le recul du Canada en matière de complexité économique, le pays étant passé du 17e rang mondial en 1995 au 35e rang en 2024, tandis que des pays comme la Chine et la Corée du Sud ont considérablement amélioré leur position.
EDC attribue en partie ce déclin à la dépendance du Canada envers les exportations de matières premières, aux difficultés qu’éprouvent les entreprises canadiennes à prendre de l’expansion pour concurrencer les acteurs mondiaux, à la capacité industrielle nationale limitée et à la forte intégration économique avec les États-Unis.
Le rapport relève des possibilités dans les secteurs agroalimentaire, des minéraux critiques, de l’aérospatiale, de la défense, des technologies propres et de la fabrication de pointe, où les entreprises canadiennes pourraient générer davantage de retombées économiques grâce au raffinage, à la transformation et au développement de produits à plus forte valeur ajoutée.
Il établit également six priorités pour renforcer la compétitivité commerciale du Canada : intégrer les biens, les services et les investissements; améliorer l’accès aux capitaux de croissance à long terme; commercialiser la propriété intellectuelle; développer les compétences de la main-d’œuvre et les capacités de gestion; moderniser les infrastructures commerciales; et poursuivre une diversification ciblée des exportations.
« Alors que nous cherchons à doubler nos exportations vers les marchés autres que les États-Unis et à diversifier nos relations commerciales, nous nous concentrons non seulement sur les marchés où nous vendons nos produits, mais aussi sur les produits que nous vendons », a déclaré le ministre du Commerce international, Maninder Sidhu, dans un communiqué.
