Les obstacles au logement et à l’emploi poussent les étudiants internationaux à quitter le Canada rural
La population étudiante internationale du Canada a plus que doublé entre 2013 et 2023, dépassant un million par an, la hausse des coûts dans les grandes villes poussant davantage d’étudiants vers les régions rurales. En 2024, le gouvernement fédéral a plafonné le nombre d’étudiants internationaux afin de remédier aux pénuries de logements et de protéger les étudiants contre les « mauvais acteurs », ce qui a contribué à une baisse à l’échelle nationale touchant aussi les régions rurales ayant besoin de travailleurs qualifiés.
De nouvelles recherches de Donna Kotsopoulos, Ellyn Lyle et Brandon Dickson dans les provinces de l’Atlantique ont révélé que l’insécurité en matière de logement est un facteur déterminant dans la décision des étudiants de rester. Les auteurs notent qu’un étudiant a dû déménager trois fois en quelques mois et qu’un autre a failli annuler ses études avant de signer un bail quelques heures avant son départ.
Les obstacles à l’emploi jouent également un rôle important, surtout dans les communautés rurales très soudées où, comme l’a dit un participant : « Quand les gens du coin se rencontrent, ils disent : ah, qui est ton père ? »
Des programmes de soutien existent, mais ils sont sous-utilisés. Les auteurs concluent que des efforts coordonnés pour améliorer le logement, l’accès à l’emploi et l’harmonisation des politiques sont essentiels pour retenir les étudiants internationaux dans le Canada rural.
