Susan Phillips sur son enfance dans le Canada rural : « On s’entraidait »

Susan Phillips, professeure émérite à l’Université Carleton, faisait partie des six femmes de cette université nommées à l’Ordre du Canada l’an dernier. Elle a fondé le premier programme d’études supérieures en philanthropie au Canada et, dans une entrevue avec le journal étudiant The Charlatan, elle est revenue sur cette distinction et sur la façon dont son enfance rurale a façonné son engagement envers une philanthropie inclusive et communautaire.

TC : Vous avez grandi dans le petit hameau de Craigmyle, en Alberta. Comment cela a-t-il façonné la personne que vous êtes ?
SP : C’était une petite ville d’environ 100 personnes dans une région de l’Alberta sans charbon, sans pétrole et sans gaz, mais j’ai très tôt développé un intérêt pour les affaires civiques. Mon père était maître de poste, et le bureau de poste se trouvait à l’avant de notre maison, donc j’ai grandi en entendant les gens parler des questions communautaires tous les jours.

Comme la communauté était très petite, il n’y avait pas de charité comme on la comprend aujourd’hui. On s’entraidait en apportant des plats cuisinés et en partageant les surplus de légumes du jardin. Cela m’a donné une profonde appréciation de la construction communautaire, du sentiment d’appartenance et de l’engagement.

TC : La devise de l’Ordre du Canada est « Ils désirent un meilleur pays ». Que signifie pour vous un meilleur Canada ?
SP : Nous sommes à un moment intéressant de réinvention. Ce qui distingue le Canada, c’est sa diversité inclusive — pas seulement la tolérance, mais l’engagement envers la différence.

Cette capacité à se rassembler pour créer quelque chose de valeur sans ego me semble très canadienne.

Je pense que le Canada peut servir de modèle pour bâtir des communautés plus fortes et une nation plus forte, de manière inclusive et respectueuse.


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